mardi 28 juin 2016

Chanson "Je suis un gnostique, et je reviens de Paris"




Sur l’air de la chanson « Je suis un artiste et je reviens de Paris. »

Addendum le 1er juillet 2016 : Je viens de comprendre la différence entre "je" et "nous" en langage symbolique. Je précise donc que, mis à part les mots Paris et Lili, je n'écris pas en langue symbolique dans cette chanson.

1.

Je suis un gnostique, et je reviens de Paris
Nous sommes des gnostiques et nous rev’nons d’Paris
Et je sais blasphémer,
Nous savons blasphémer, 
En riant, en chantant
En riant, en chantant


Refrain 
(correspond aux pia, pia, pia de la chanson originale. Les syllabes en gras correspondent au troisième pia accentué.)

Oui, j’irai en enfer
Griller étern’llment
Mais j’refuse d’y penser,
J’continue d’m’amuser.

2.

Je suis un gnostique, et je reviens de Paris
Nous sommes des gnostiques et nous rev’nons d’Paris
Et j’ai l’air innocent,
Nous semblons innocents,
Quand nous voulons du sang
Quand nous voulons du sang.

Refrain 
(Le refrain est à chaque fois augmenté du refrain précédent. Chaque strophe est sur le même air que les pia pia.)

Je suis un petit sadique, 
Sans cesse je fais semblant,
J’refuse d’ penser qu’à ma mort,
Je subirai l’même sort. 


Oui, j’irai en enfer
Griller étern’llment
Mais j’refuse d’y penser,
J’continue d’m’amuser.


3.

Je suis un gnostique, et je reviens d’Paris
Nous sommes des gnostiques et nous rev’nons de Paris
Nous donnons de l’argent
Pour aider les enfants
Dont nous tuons les parents
Dont nous tuons les parents.


Refrain

J’embrasse hypocritement
Ceux qu’la gnose fait souffrir,
J’refuse de penser qu’ Lili
Me ment peut-être aussi.


Je suis un petit sadique, 
Sans cesse je fais semblant,
J’refuse d’ penser qu’à ma mort,
Je subirai l’même sort. 


Oui, j’irai en enfer
Griller étern’llment
Mais j’refuse d’y penser,
J’continue d’m’amuser.


4.

Je suis un gnostique, et je reviens d’Paris
Nous sommes des gnostiques, et nous rev’nons d’Paris
Je hais Jésus qui m’aime 
Parce que je veux pécher
En toute impunité
En toute impunité.


Refrain

J’outrage mon Dieu qui m’aime, 
J’adore Lulu qui me hait,
J’refuse d’penser que ce gros laid,
Pourrait bien me tromper.


J’embrasse hypocritement
Ceux qu’la gnose fait souffrir,
J’refuse de penser qu’ Lili
Me ment peut-être aussi.


Je suis un petit sadique, 
Sans cesse je fais semblant,
J’refuse d’ penser qu’à ma mort,
Je subirai l’même sort. 


Oui, j’irai en enfer
Griller étern’llment
Mais j’refuse d’y penser,
J’continue d’m’amuser.


5.

Je suis un gnostique, et je reviens d’Paris
Nous sommes des gnostiques, et nous rev’nons d’Paris
Je crois qu’on peut changer
Dieu en esclave soumis
En attaquant l’hostie
En attaquant l’hostie.


Refrain 
(Le refrain final est un dialogue entre un gnostique et un chrétien. Chaque strophe est sur le même air.)


- Puisqu’il n’a pas bougé,
C’est bien qu’nous avons gagné,
Voilà ce que j’veux chanter
Comme un écervelé.


- Tu sais pas que de Noé, 
Sur le même ton, on se moquait,
Mais pourtant le déluge
Est vraiment arrivé.


T’as oublié qu’on a dit 
La même chose à Jérémie,
Mais toutes ses prophéties
Punirent ceux qui ont ri.


Le prophète Michée 
En prison fut mené
Pour avoir dit à Achab 
Sa sombre destinée.


Le lendemain, est mort Achab,
D’une flèche égarée,
Malgré son déguis’ment, 
Pour Josaphat tuer.


- J’objecte à ces arguments
Qu’c’était l’Ancien testament ;
Mais qu’avec les hosties,
Il en est autrement.


Je crois pouvoir changer
La prophétie d’Philadelphie 
En culte officiel à Lili
Par messe noire instauré.


- T’a oublié que de Yahvé
L’est impossible de triompher
L’Être sans cause, infini
Ne peut jamais changer.


S’il pouvait évoluer,
S’il pouvait diminuer,
Il ne serait pas incausé,
Donc il n’exist’rait pas.


Et s’il n’existait pas,
Alors Lulu ne s'rait pas,
Le monde n'existerait pas
Tu n’existerais pas.


- Tu as peut-être bien raison,
Répondras-tu en souriant,
Sa patience nous observons, 
Attendons l’châtiment.


Faudra des miracles en nombre,
Pour que les saints repoussent l’ombre,
Et qu’un saint Pape vienne régner
Sans être assassiné.


J’ai le goût du danger,
Risquer mon âme je veux,
Pour savoir lequel des deux, 
Le combat va gagner.


J’outrage mon Dieu qui m’aime, 
J’adore Lulu qui me hait,
J’refuse d’penser que ce gros laid,
Pourrait bien me tromper.


J’embrasse hypocritement
Ceux qu’la gnose fait souffrir,
J’refuse de penser qu’ Lili
Me ment peut-être aussi.


Je suis un petit sadique, 
Sans cesse je fais semblant,
J’refuse d’ penser qu’à ma mort,
Je subirai l’même sort. 


Oui, j’irai en enfer
Griller étern’llment
Mais j’refuse d’y penser,
J’continue d’m’amuser.