lundi 30 janvier 2017

LA BIÈRE SYMBOLE DU CULTE GNOSTIQUE SACRILÈGE - LES FRANC-MAÇONS ÉTUDIENT LA BIÈRE LORS DE LEURS TENUES - LANGUE DES OISEAUX : LUNETTES - BIÈRE - GLACE ICECREAM- BROU - BARUCH HABBA - BÉNIR - MAUDIRE- UN NOIR - QUELQUE CHOSE - PETIT CHOSE - BISCUIT - SANGLIER - PAR TOUTATIS - MONTOU - TOUTOU - CHIEN SÉTHIEN NOMMÉ SHA -

Traduction : changer l'eau en vin ?  
Trop commun. Je préfère la bière.(1)


Voici quelques images blasphématoires associant Jésus à la bière, suivies d'un article sur la bière, écrit en langue des oiseaux par un franc-maçon. Cet article vient du site maçonnique de l'Edifice. Ce franc-maçon explique en langue des oiseaux que la bière est le symbole du culte gnostique.

La bière symbolise l'union sacrilège du yin Isis avec le yang Jésus-Hostie. (voir article yin-yang pour ceux qui ne le connaissent pas).


"Les dimanches sont pour la bière et pour les glaces. " 
- Jésus. 

L'allusion au dimanche est un indice que ce culte gnostique se réalise principalement le dimanche.

Le symbole de l'ice cream ou glace

Jésus est souvent comparé à un ice-cream, une glace qui fond. C'est en référence à la remora-Isis-Lucifer, poisson alchimique, censée congeler Jésus, symbolisé par la salamandre (voir article yin-yang). 

On peut lire dans les demeures philosophales les commentaires de Fulcanelli sur la bataille entre la remora et la salamandre, censée perdre le combat (2). Sur cette image, Jésus est représenté avec une cigarette (un article sur la cigarette vient).

Traduction : Jésus aime une bonne bière.

Les gnostiques se moquent en disant que Jésus aime la bière, c'est-à-dire le culte sacrilège, parce qu'il ne fait rien contre ce culte pour le moment(3). Etant donné que le Jésus de cette image a une robe bleue, il est possible qu'il représente Lucifer se réjouissant du culte gnostique. Le bleu étant attribué aussi bien à Jésus qu'à Lucifer-Isis, je ne sais pas avec certitude qui est le Jésus de cette image. Le pouce en l'air est un symbole souvent utilisé, mais je ne sais pas exactement sa signification.



Traduction : le guide des buveurs de bière vers Dieu.



brew signifie faire, fermenter, infuser, passer. Je ne comprends pas encore avec certitude le jeu de mots en langue des oiseaux anglaise. Il y a peut-être un lien avec les mots brou (de noix) et brouet

Brou - baruch habba - bénir - maudire : première approche.

Le mot brou vient de baruch habba. Nous étudierons bientôt le verbe hébreu baruch qui veut aussi bien dire "bénir" que "maudire, outrager". Ce verbe est très utilisé par les kabbalistes Juifs pour blasphémer en ayant l'air de bénir. En langue des oiseaux, le verbe bénir, en français, signifie parfois outrager par le sacrilège, en référence au verbe baruch hébreu. Pour savoir dans quel sens la gnose emploie ce verbe, il faut étudier le contexte.


Bière nommée : Doux bébé Jésus



Traduction : Jésus noir 

Jésus est associé au roi noir d'Ethiopie nommé Céphée, mari de Cassiopée-Isis. Céphée est le symbole du fou du tarot, représentant Jahvé à l'issue du culte gnostique, dans l'imaginaire kabbaliste (cf. Oswald Wirth le tarot des imagiers du Moyen-âge.) Un noir représente très souvent Jésus, dans les films, les clips. Un article spécial sera fait sur le noir, symbole de Jésus. Le noir symbolise également l'oeuvre au noir alchimique, qui est la première partie du culte gnostique sacrilège.

Le pistolet est un symbole phallique, en langue des oiseaux. Dans l'autre main, Jésus tient une bouteille de bière.





Le roi des Juifs pour le roi des bières. 
Il est possible que cette affiche signifie  que Jésus (le roi des Juifs) est au service du roi des bières-Lucifer. Je ne le sais pas avec certitude.


Traduction : si tout le monde doit croire en quelque chose, alors je crois que je vais en avoir une autre. 

Quelque chose / something



Il y a un jeu de de mots en langue des oiseaux car quelque chose (something) signifie Jésus ou Jahvé. Je ferai un article. L'expression "un petit quelque chose" ou "le Petit Chose" d'Alphonse Daudet signifient Jésus hostie. Le petit Chose n'est pas uniquement un roman autobiographique, chez Alphonse Daudet. C'est un livre à plusieurs niveaux de lecture. Alphonse Daudet parle en langue des oiseaux, comme tous les auteurs connus.

Dans Astérix, le combat des chefs, on voit Obélix qui souhaite "un petit quelque chose" sur son "biscuit" (biscuit = symbole de Jésus et Jahvé "cuits" deux fois à cause d'un double sacrilège) et ce petit quelque chose, c'est "un sanglier, par Toutatis". Toute la foule des gaulois rit alors en faisant hahahahaha. Ha sera étudié très prochainement. C'est un symbole du vrai Dieu, en référence à Osiris Ha.




Le sanglier

En langue des oiseaux, un sanglier est un symbole de Jésus sur lequel on a effectué un sacrilège (sang-lier). L'alchimiste Patrick Burensteinas, dans son livre de la Matière à la lumière (titre signifiant en langue des oiseaux : De Jésus-Matière-Hostie à Lucifer-lumière) explique le conte de Blanche-Neige. Il affirme que ce conte recèle un symbolisme alchimique et il dit, p.72 : le chasseur, impressionné par le charme de Blanche-neige, renonce à la tuer. Il tue un marcassin en substitution et prélève poumons et foie sur sa victime : En effet, pour élaborer la teinture, il faut un liquide rouge et un liquide blanc, c'est le sang-lier, le sanglier dont le marcassin est le petit. Le marcassin ne donne pas la vraie teinture car il est petit, il est immature."

Par Toutatis

Il faut comprendre en langue des oiseaux : par le Tout d'Attis. Attis est celui dont la déesse Cybèle a coupé le phallus et Jésus est assimilé à Attis par la gnose. Cybèle est assimilée à Lucifer-Isis (4).


Le Tout (Tout-Attis) : Montou - toutou

"Tout" signifie Jésus ou Jahvé en langue des oiseaux. Cela vient du dieu égyptien Montou qui est associé à Rê, symbolisant Jahvé. 
Aussi, quand certains disent "Mon Dieu et mon tout", cela peut s’interpréter de façon blasphématoire en langue des oiseaux. Le tout, par association au Tau hébreu (lettre T) a une signification phallique, en langage de la kabbale. 

J'ai personnellement fait cette prière de bonne foi, à l'époque où je ne connaissait pas la langue des oiseaux et le culte gnostique... Mais je me suis aperçue que certains faux saints la disaient de façon blasphématoire et que des prêtres, quand ils conseillaient de dire, Mon Dieu et mon tout au moment de l'élévation, conseillaient en fait aux initiés de blasphémer, en disant à Jésus : tu n'es qu'un phallus. (Tout = phallus). Pour savoir si le prêtre est sincère ou non, ce n'est pas facile mais il y a des indices que nous étudierons plus tard.


Le chien séthien, nommé SHA

Cet animal, ressemblant fortement à un chien est appelé animal sethien. Le nom de cet animal est Sha, en égyptien. C'est pour cela que les chiens et les chats symbolisent Jésus. 

La plupart du temps les chats symbolisent cependant Lucifer, sauf s'ils sont marron, roux, gris, tachetés, de sexe masculin et/ou amoureux d'une jolie chatte. Dans ces derniers cas, ils symbolisent Jésus ou Jahvé. Le chat le plus célèbre symbolisant Jahvé est le chat. Je reviendrai sur ce chat. Une jolie chatte est Isis-Lucifer, ainsi qu'un chat noir, le plus souvent.

Ces livres sont ouvertement blasphématoires.


Les chiens furent appelés Toutou en référence à Jésus-Hostie. Un petitou est également une référence à Jésus, même si les gens nomment affectueusement leurs enfants ainsi, dans le midi de la France. Je ferai un article sur Jésus, très souvent symbolisé par un chien.

En hébreu, Tuw  se prononçant too, signifie balayer et la gnose représente souvent Jésus en balayeur. Jahvé est également un dieu qu'on veut balayer. Le balai est un symbole phallique. L'expression "du balais !" est connotée.


Vous pensez bien que personne ne voudrait faire de son enfant un balai et ne voudrait traiter son enfant de con. Cette image n'aurait pas été tolérée en première page de google image, si elle n'avait pas une signification symbolique que l'immense majorité connaît. Je l'ai trouvée en tapant "Jésus balai". 
L'enfant dit "con" symbolise Jésus. L'enfant garçon est, de même que le chien, le symbole de Jésus, dans une représentation familiale. La mère est le plus souvent le symbole d'Isis, dans 90% des histoires, sauf quand il s'agit d'une méchante mère, symbole en ce cas de la véritable église fondée par Jésus-Christ ou symbole de Jahvé lui-même. 
La femme est en violet et à talons hauts, symbole de la prostituée Isis. Le violet est la couleur d'Isis-Lilith car il symbolise l'union du rouge (Jahvé) et du bleu (Lucifer). Voir article yin yang. Le symbolisme du violet est expliqué par Patrick Burensteinas dans ses vidéos.







Cette église gnostique affiche : Jésus veut être votre bière.

Traduction : Jésus aime une bonne bière.


Jésus Mousse


Le mot "mousse" est le symbole de Jésus. Nous reviendrons sur le mot "mousse" en langue des oiseaux. (La mousse sous un arbre, le mousse d'un navire, le bain moussant, pierre qui roule n'amasse pas mousse, la mousse de la bière...). Le titre de cette vidéo signifie que ce personnage est un symbole de Jésus. Un autre indice que ce personnage représente une caricature de Jésus, est le point d'interrogation sur son T-shirt. Le point d'interrogation est un symbole de Jésus (voir article sur le point d'interrogation)


Voici à présent l'article de ce franc-maçon de l'édifice sur la bière. 
Quelques mots décryptés pour un peu mieux comprendre l'article : 
- Seth, dieu à cheveux roux, régnant au pays de Koush (sud de l'Egypte) est le symbole de Jésus ou Jahvé, le vrai Dieu, caricaturé parfois comme un vieillard sénile portant des couches (allusion au royaume de Koush) ou comme un personnage roux. 
Souvenez-vous de la fameuse pièce de théâtre blasphématoire sur le concept du visage du Fils de Dieu, avec un vieux faisant caca dans ses couches. Ce vieux symbolisait Jahvé.



- Osiris est le symbole de Jésus le plus souvent et dans cet article. 
- Isis est Lucifer-Satan. 
Je ferai un article qui expliquera en détail le symbolisme de ces dieux égyptiens. 
- Caius Julius Caesar (Jules César) est un personnage historique symbolisant Jésus ou Jahvé, dans les écrits en langue des oiseaux. Dans le contexte de cet article, il est fait allusion à ce symbolisme. 

J'ai mis en rouge certains passages de l'article, assez faciles à décrypter ou à comprendre, sur lesquels je souhaite attirer l'attention. 

Vous comprenez bien que si un franc-maçon fait plancher une loge toute une soirée sur le symbolisme de la bière, c'est que ce symbole est important pour eux et qu'il ne s'agit pas de disserter innocemment entre bons vivants sur les mérites de cette boisson. Rien de ce que fait la franc-maçonnerie n'est innocent.

Historique d'une boisson : La Bière


Petit historique du breuvage



Beaucoup s’imaginent, avec une émouvante candeur, que la bière ou « cervoise» fut le fruit de l’imagination de nos ancêtres les gaulois, en opposition au jus de treille des romains. Au risque de vous décevoir, son origine, beaucoup plus ancienne, remonte à la plus haute antiquité, il y a environ 8000 ans. 



C’est en Mésopotamie, entre le Tigre et l’Euphrate, dans le royaume de Sumer que nait et grandit la précieuse boisson. La civilisation et la bière ont un point en commun : elles sont toutes deux issues du génie de l’homme, et de génie, les sumériens n’en manquent point. 

Ils nous ont légués, entre autres, l’écriture, le système sexagésimal base de la division du temps en heures, minutes et secondes, le principe de division de la voute céleste en 12 signes zodiacaux, les premières connaissances astronomiques, … On comprend aisément qu’après avoir accompli tout cela, ils aient éprouvé le besoin de se détendre avec une « petite mouss » ! 

Dès son apparition, la bière, appelée alors «sikaru», dont la traduction littérale est pain liquide, est associée aux rites religieux et utilisée comme boisson d’offrandes aux dieux. 



Le brasseur sumérien fait germer l’épeautre et l’orge et produit ainsi le malt. Il le transforme en pains de bière pâles ou grillés, selon la coloration de breuvage désirée. Ces pains sont ensuite émiettés puis délayés pour entrainer la fermentation nécessaire à la production d'alcool

Arrivée de Babylonie, la « sikaru » renommée « zythum » est très appréciée des Égyptiens. Dotées des abondantes matières premières que sont l’eau et les céréales, c’est fort logiquement que les égyptiens se mirent à brasser de la bière. Hérodote écrira d’ailleurs à ce propos « le jus de treille faisant défaut dans leur pays, les égyptiens ont fait du vin avec de l’orge ». 

Aux étapes de germination, de touraillage (c.àd. de chauffage de la concoction), et de fermentation, vient s’ajouter celle de l’assaisonnement par de la cannelle, du miel ou tous autres épices



Comme chez les sumériens, la bière reste liée au Sacré. Pas un égyptien, même le plus humble, ne quitte ce monde sans emporter dans la tombe de la bière symbole d’éternité. Selon la légende, le brassage aurait été enseigné par Osiris, dieu de la végétation renaissante, et bénéficiait de la protection d'Isis, la déesse de la fertilité agraire. Ramsès IIque l'on surnomme le pharaon brasseur, contribuera à l'implantation durable de la bière et à la pérennité des toutes premières brasseries. 

La bière infiltre rapidement le pourtour méditerranéen durant le premier millénaire avant J.-C. On en retrouve les traces en Grèce, en Ibérie, dans le sud de la Gaule et dans tout l'Empire romain. La bière est alors brassée dans un chaudron en cuivre, symbole de vie, d’abondance, symbole magique. 



La cervoise de Gaule, plus alcoolisée que la bière actuelle, est alors la plus renommée d’Europe. Bière et pain sont frères. Le pain gaulois bénéficie lui aussi d’une grande réputation par sa légèreté, conférée par l’ajout de levure de bière à sa pâte. L’essor de la cervoise atteint son apogée sous l’empereur romain Domitien qui suite à une disette ordonne « que sur toute terre pouvant porter des céréales soit interdite la culture de la vigne ». De là doit sans doute dater les prémices de la vieille querelle entre amateurs de bière et amateurs de vin… 

Car en général, les romains préfèrent le vin, boisson noble par excellence, cultivable dans tout l’empire, à l'exception de quelques contrés reculées, moins ensoleillées et moins propices à la culture de la vigne



Grand chef de guerre, l’empereur Caesar répand la culture de la vigne en même temps que ses légions. Cependant l’auguste Caius Julius César a un terrible handicap, pour un patricien romain, il ne peut supporter le vin dont les aigreurs lui brulent l’estomac. Aussi comme beaucoup de ses légionnaires, succombe t il à la tentation de la cervoise. Ces mêmes légionnaires qui, appelant la cervoise « BERE » substantif du verbe latin BIBERE (boire), sont à l’origine du mot bière. Enfin, et pour clore le chapitre romain, je rappellerai la phrase que lança Caesar après avoir vaincu Vercingétorix à Alésia (citation qui fut d’ailleurs déformée au fils des siècles) : «  VINI, BIBI, VICI » , je suis venu, j’ai bu, j’ai vaincu
Vers le Vème siècle, l’empire romain commence à se déliter sous les assauts répétés des germains. Grâce à leurs multiples expéditions, les peuples du nord de l'Europe découvrent la bière. Le divin breuvage ne rencontre aucune résistance de la part de la vigne et s'implante durablement sous des latitudes aux précipitations idéales pour la culture de l'orge. 

Comme je l’ai précisé, la bière à cette époque, possède un degré d’alcool bien plus élevé que celui que nous connaissons actuellement. C’est pour cette raison que l’Eglise inquiète de voir ses ouailles s’adonner à une consommation trop poussée de ce brouet, lors de fêtes païennes qui plus est, va récupérer la fabrication de la bière en la confiant à des moines. 

Vous noterez d’ailleurs l’étonnante profusion de marques de bières portant des noms de saints ou des noms diaboliques, qui vient souligner le caractère ambivalent de la bière : la délirium tremens, la mort subite, la fruit défendu, la judas, la saint Bernardus, la saint Benoit, la Val Dieu … On est en permanence aux frontières du divin et du satanique. Le verre, le bock, signifie d’ailleurs en allemand, « le bouc ». 

Les abbayes du moyen âge comportent toutes une brasserie qui leur assure des revenus substantiels. Peu à peu les décrets prolifèrent afin de réglementer le commerce de cette boisson, qui va attendre le XVème siècle pour devenir peu ou prou, celle que nous connaissons aujourd’hui. 
En introduisant la fleur du houblon, dont on avait découvert les propriétés désinfectantes, on la rendait plus digeste et plus parfumée. 

Bière plaisir universel  

Les ingrédients principaux, l’eau, l’orge et l’épeautre, font de ce pain liquide une boisson universelle. 

Partout sur la planète où la culture des céréales est possible, on trouve de la bière, et ce depuis les temps les plus reculés. Nul besoin, comme pour le vin de terres ensoleillées et de conditions climatiques très particulières. 
Les chinois, au IIIème siècle avant J.C., produiront de la bière selon des modalités similaires à celles des Egyptiens à la même époque. Sous toutes les latitudes, sur tous les continents, et même sur les bateaux des vikings lors de leurs expéditions, la bière peut être brassée. 

En déguster, est un plaisir qui met en exergue tous les sens : outre la langue, le nez, les yeux et même les oreilles sont à la fête quand l’onctueux bruissement de la mousse se fait entendre : 

On parle de « dentelle » de la bière pour définir les traces de mousse laissées sur les parois du verre. Cette mousse est aussi appelée la « fleur » de la bière. Dans l’aspect visuel, on parle de « robe », dans le domaine olfactif de « nez » ou de « bouquet », et dans l’aspect gustatif de « bouche », termes qui sont commun à la bière et au vin. Tout ce vocabulaire rappelle celui de l’Amour. Déguster une bière est bien un acte amoureux. Le meilleur est d’ailleurs dans l’attente, et on ne le fait pas dans la précipitation : 

« Ça commence bien avant la gorge. Sur les lèvres déjà cet or mousseux, fraîcheur amplifiée par l'écume, puis lentement sur le palais bonheur tamisé d'amertume...(…)… la sensation trompeuse d'un plaisir qui s'ouvre à l'infini ...» nous dit Philipe DELERM. 
  
Un plaisir qui s’ouvre à l’infini. Puis une légère amertume. Une amertume, à chaque gorgée plus présente à mesure que le plaisir s’estompe. Une amertume semblable à celle que j’ai ressentie lors la cérémonie des coupes, le jour de mon initiation. Une amertume qui me rappelle que « tout n’est pas parfait dans la vie »… 

La coupe du Savoir(5) serait - elle pleine de bière ? Pour moi, ça ne fait aucun doute. Le plaisir que je prends à la première gorgée est immense. Un miracle qui vient à la fois de se produire et de s’échapper. Et l’amertume fait partie du plaisir. C’est elle qui me donne envie de boire à nouveau à la coupe… 

Bière et cycles

Ce soir, nous allons participer à la cérémonie du solstice d’Eté. La fête du soleil et de la lumière, par « l’offrande du blé, symbole de la vie matérielle, et du vin, symbole de la vie spirituelle » nous dit le rituel de la cérémonie solsticiale. 

Le rituel de l’offrande est sans doute celui qui fut le plus pratiqué en Egypte pharaonique. Il est la cheville ouvrière de tous les autres car il n’y a pas de rite sans offrande. Le rituel de l’offrande n’est pas une prière pour demander une faveur aux dieux, il est plutôt une spiritualisation, une dynamisation de la matière face au divin. Il permet d’échapper à ce que l’alchimie nomme le Grossier. Il s’agit de nourrir aussi bien les Esprits que l’esprit. 

La bière associée au pain est l’offrande de base tirée du grain. Présente sur toutes les tables elle figure l’alimentation métaphorique des dieux et des défunts. 

Le roi - pharaon pratiquant le rite de l’offrande, est celui qui fait vivre l’Egypte, lui procure la subsistance et permet à la création de poursuivre son chemin, en maintenant l’Ordre de la Nature. Pour cela il est associé à NEPER, le dieu grain, fils de RETENOUTET, la déesse cobra protectrice des moissons. 

Dans l’Egypte pharaonique, consommer de la bière peut donner la guérison, écarter les influences séthiennes, à condition de ne pas en abuser, ce qui permettrait alors au dieu rouge SETH de se déchaîner dans le corps et l’esprit du buveur impénitent. On retrouve encore le caractère ambivalent de la bière. 

L’ivresse peut aussi apaiser, comme en témoigne le mythe de la Déesse Lointaine, TEFNOUT. Incarnant la chaleur née du soleil, elle quitte son père Rê, pour fuir dans le désert de Nubie sous la forme d'une lionne sanguinaire. La déesse furieuse abandonne ses pulsions meurtrières après s’être enivrée d’une bière rouge malicieusement offerte par THOT. 
Le rayonnement solaire s'affaiblit en hiver alors que s'enfuit la déesse, et reprend vigueur à son retour. 

La bière, vin d’orge, est la boisson d’Isis et Osiris ; elle symbolise l’éternel retour de la vie après la mort, après la fermentation du grain. Dans le livre des Morts, l’orge est définie comme « la nourriture d’immortalité » 

Issu de la Terre, le grain d’orge germé est mêlé à l’Eau, chauffé par le Feu. Mis au contact de l’Air, il va fermenter et produire la bière. La bière, comme la vie, se trouve au centre des 4 éléments fondamentaux. La création se manifeste quand ils s’organisent, se maintient lorsqu’ils s’harmonisent. 

Lors de notre séjour dans le cabinet de réflexion, je me suis interrogée sur la présence d’un morceau de pain à côté d’un crâne. Si la vie a besoin d’aliment matériel, il lui faut aussi une autre nourriture, s’intégrant dans le cycle d’éternel retour, symbole d’une vie universelle. 

Dans les entrailles de la Terre, la graine se prépare à germer, comme le profane dans le cabinet de réflexion. La F\M\lui apporte la Lumière, le blé apparait. 

L’Eau de la connaissance l’abreuve. Le malt est formé. Le rite y ajoute la levure qui l’exhausse et le fait renaitre sous une forme plus noble. La bière comme le pain, fruit spirituel, est le résultat d’un travail de fermentation, de purification. 
La bière symbolise alors cette levée de l’âme, cette fécondité du travail de l’homme qui mue le blé, sagesse de la Terre, en nourriture spirituelle. 

Les maîtres brasseurs et les F\M\ ont un point en commun. Ils sont dépositaires d’un secret : la levure pour les uns, le Rituel pour les autres. 
Leur secret peut être connu de tous ceux qui s’en donnent la peine. Car là ne réside pas le secret. Il est dans la mise en œuvre. Il est dans le partage. 

C’est en donnant réfléchir à moi-même mais aussi à mes sœurs et frères, qu’à mon tour, je deviendrai le ferment d’une autre vie, plus profonde et plus riche. 

Conclusion 
Je conclurai ma planche par une « bulle » légère, basée sur une remarque d’Aristote. Il constata que les gens pris de vin tombent sur la face, alors que ceux qui ont bu de la bière se couchent la tête en arrière. Là où les premiers s’en remettent à la Terre, les seconds s’assoupissent et se confient au Ciel, concluait il. 

Tout F\M\ dont le rêve est de lier Ciel et Terre, ne peut désormais, ne s’arrêter qu’au vin, et faire abstraction de la bière. 

Il devra donc, pour réaliser son Utopie, boire les deux ! 

V\M\ j’ai dit.

L\ T\


(1) Note d'avec Jésus et Marie sur les lunettes que porte Jésus, sur l'image en tête de l'article :

Les lunettes sont indistinctement attribuées à Jésus ou Isis, pour symboliser le culte gnostique. Les personnages symbolisant Jésus ont souvent des lunettes de soleil. 


Les lunettes suggèrent, me semble-t-il, le rapport sexuel, la pornographie qui est regardée. Ce qui me fait dire cela, c'est que j'ai souvent vu leur emploi dans des contextes pornographiques blasphématoires. Mais je ne connais pas encore la raison du choix de ce symbole par la langue des oiseaux. C'est peut-être une raison étymologique.

(2) Fulcanelli dit que la salamandre va perdre mais c'est un mensonge. C'est Jésus qui va gagner. Les sacrilèges n'amoindrissent pas sa puissance.



(3) Jésus a prédit qu'il ne ferait rien, pendant notre période de l'histoire qui est celle de l'Eglise de Sardes et du cinquième sceau. Il a promis qu'il réagirait au sixième sceau et qu'il instaurera le règne du Saint Pape de Philadelphie. (voir les différents articles sur l'Apocalypse lienlienlien.)

(4) Nous avons déjà vu que la Castafiore était un symbole officiel de Cybèle, d'après la franc-maçonnerie. Le meilleur livre que je connaisse, expliquant des symboles kabbalistes blasphématoires de Tintin est Hergé au pays des tarots. Ce livre est écrit en langue des oiseaux. Il ne parle donc pas de blasphèmes. Mais il est décryptable assez facilement. Avec mon dictionnaire et les explications de ce blog, vous arriverez assez facilement à bien le comprendre dans quelques mois, même si vous n'êtes pas gnostique.

(5) savoir doit se lire "voir ça", en langue des oiseaux, enseigne Patrick Burensteinas dans son livre de la Matière à la lumière (cad de Jésus-Hostie-Matière à Satan-lumière -Lucifer).
ça est le symbole de Jésus-Jahvé sur lequel on a effectué un sacrilège. Un article sur ça arrive bientôt.

Article sur les différentes étymologies possibles et prononciations du nom bière en égyptien :

Je le garde pour retrouver éventuellement plus tard des explications étymologiques en langue des oiseaux.


Une bière courante et plusieurs sortes de bières spéciales.







Les plus anciennes inscriptions en hiéroglyphes désignent la bière, mais sous une forme générale. 
Le mot hnq.t, dérive du mot rare hnq qui signifie à la fois « couler » et « fluide, liquide » [1]. L’appellation générique heneqet de la principale boisson du pays égyptien renvoie à son usage général.  Ce terme indifférencié indique-t-il que l'Egypte de l'Ancien Empire ne connait qu'une seule sorte de bière ordinaire pour tous les habitants du pays ?
En fait, à côté du générique hnq.t, le nombre et la variété des boissons nommées sur les stèles funéraires de l'ancien empire sont étonnants. Ces stèles appartiennent aux familles dominantes. Le plus grand nombre n’a ni stèle ni tombe spéciale.  S'il n’existait à l’époque protodynastique qu’une seule sorte de bière — ce n'est pas certain —, des variétés différentes de bière sont attestées vers -2700.
Avec la hiérarchisation sociale, les premières caractérisations apparaissent : heneqet nedjem(bière « douce sucrée » ou adoucie avec des graines de caroubier) apparaît à la fin de la 3èmedynastie (2700-2620)ph3 (bière à base d'une céréale ph3 non identifiée et contenue dans les mêmes jarres que la bière-nedjem)[2]bière-šhp.t [3], une boisson désignée avec le hiéroglyphe du blé hd.t [4], et enfin la bière dsr.t (comme la bière šhp.t, elle est pressée à travers un tamis) .
Certaines de ces boissons ne se trouvent inscrites qu’à partir des 4ème et 5ème dynasties (2620-2350), période d'ouverture des listes d’offrandes aux nourritures et boissons plus populaires. A la fin de la 4ème dynastie, toutes les boissons sur les listes d’offrandes se terminent par sšr ("petit-lait") ou par hnm.s qui tire peut-être son nom du pain hnm.t à base d'orge; donc des laitages et des boissons à base de céréales.
Le couple hnq.t-ndm est bientôt interprété dans les textes médicaux comme "bière sucrée". La plupart des désignations d’autres bières, cette fois-ci explicitement accolées au mot hnq.t,apparaissent dans les listes d’offrande : hnq.t-dsr.t, hnq.t-hnms, hnq.t-šhp.t, hnq.t-ssr. A partir de la 5ème dynastie (2508-2350), les listes standardisées d’offrandes emploient systématiquementhnq.t comme déterminatif de boisson pour signifier « bière », dans le sens général que nous lui donnons. La bière égyptienne est à base de céréales, crues ou maltées (comme nous le verrons plus bas), fermentée et alcoolique. La boisson henequet appartient à la grande famille de la Bière, comme notre bière moderne.
Bière se dit et se lit donc heneqet et s’écrit  hieroglyphe heneqet pour la bière.
Le scribe ajoute un type de vase ou un autre signe pour spécifier une sorte de bière, par exemple  hieroglyphe heneqet-nedjme pour la bière pour heneqet.nedjem.
   
La diversification des bières accompagne la stratification sociale. Elle est aussi en rapport avec l’utilisation des diverses céréales. Les ateliers de brassage utilisent l’orge (it), plusieurs sortes de blé (bdtbtiswt).
Les scènes de fabrication de bière mentionnent bcha (3), hiéroglyphe pour le malt, qu’on doit identifier avec le malt d’orge ou de blé. Cette identification a fait couler des flots … d’encre.
Une scène de moisson de l’Ancien Empire est légendée « De la bière pour celui qui coupe le bcha ! ». Le trio « malt + froment + dattes », omniprésent dans les listes d’offrandes de la 2èmedynastie (2700-2620), désignerait en fait « bière, pain, fruit ». Dans ce cas, bcha nomme à la fois le grain cru à malter (orge crue en l’occurrence) et sa forme germée-séchée, autrement dit le malt d’orge. La tombe de Ti, montre qu'on peut aussi malter le blé swt, ce qui ne pose aucun problème technique.

La présence de malt sur des listes d'offrandes funéraires peut surprendre. Les Egyptiens, du moins l'aristocratie et le clergé, spéculaient beaucoup sur la vie après la mort. Elle se concevait comme continuation de la vie terrestre, avec ses besoins en boisson et nourriture. Les stèles funéraires n'étaient pas commémoratives comme les nôtres, qui croyons à la vie après la mort mais par l'effet d'une rédemption. Dans l'Egypte ancienne, les scènes de banquet et de vie matérielle étaient peintes, gravées ou modelées sur les parois des tombes pour être effectivement et périodiquement activées par les vivants au bénéfice des défunts qui "vivaient" dans l'autre monde.
Chaque fois qu'une inscription était lue à voix haute, les défunts recevaient dans l'au-delà les biens représentés sur la stèle. En particulier, bière, pain, fruits et viandes. Pourquoi du maltbcha ? Parce que les plus riches se faisaient enterrer avec quelques serviteurs chargés de faire dans l'autre monde pour leur maître et maîtresse ce qu'ils faisaient de leur vivant. Le malt servait à brasser de la bière fraîche. Sur la tombe de Ti, le bcha est sorti d'une réserve, nettoyé et broyé[5]. Les différences de statut social se prolongent donc jusque dans la tombe.
La société égyptienne fortement hiérarchisée de l'Ancien Empire projette son propre clivage social dans ses boissons fermentées, leur usage et même leur méthode de brassage (avec ou sans malt ?). Cette logique se retrouve dans tous les contextes où la bière est brassée et bue, pour les humains comme pour les divinités. Dans l’Ancien Empire, l'un des moyens pour différencier la bière consiste à faire varier sa densité (ratio grain/bière) et sa qualité (ajout de dattes, de fruits, d'aromates). 

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[1] Helck Wolfgang 1971, Das Bier im alten Ägypten, Gesellschaft für die Geschichte und Bibliographie des Brauwesens (GGBB), Berlin, p. 15. Il ne faut pas confondre ce terme authentique égyptien avec une appellation tardive de la bière égyptienne, zuthos. Celle-ci, d'origine grecque, est devenue courante après la conquête de l'Egypte par les Macédoniens et l'instauration de la dynastie des Ptolémés (-323 à -30).
[2] ph3 est nommé avec le froment dans les comptes du temple funéraire de Neferirkare, roi de la 5ème dynastie.ph3 s'écrit comme céréale en accolant à son hiéroglyphe le déterminatif « épi de céréales ». Il est comptabilisé parmi les autres grains. Un pain du même nom existe. Pain et bière ph3 sont cités dans des inscriptions et associés étroitement.
[3] La trempe (maische) pour « produire le šhp.t » est pressée à travers un tamis dans une grande jarre (dessin d'une tombe de haut fonctionnaire de la 5ème dynastie), procédé attesté par d'autres descriptions des ateliers de brassage de l’Ancien Empire.
[4] Nommée dans les papyri–comptables pour le temple mortuaire du roi Néferirkare.
[5] Beaucoup plus tard, au Nouvel Empire, on fera cette fois germer l'orge dans la tombe dans des petits récipients baptisés "Osiris", pour invoquer les puissances de renaissance (au bénéfice du mort) par activation du réveil germinatif des grains. Le même principe de transfert magique opère. Du grain germant vivant vers le défunt renaissant.