vendredi 16 décembre 2016

CYBÈLE- BELLE - CASTRATRICE en langue des oiseaux- La technique de manipulation gnostique appelée en anglais to play the victim card - victimisation




Jésus est représenté par le Monsieur en orange, dans cette image, et Lucifer par le jeune homme en bleu.(1) Je reviendrai sur cette image très importante, symbolisant le culte gnostique.


Belle-Cybèle

Belle est le nom symbolisant Lilith-Isis-Cybèle, la déesse castratrice d'Attis, symbolisant Jésus. Le mythe de Cybèle castratrice est le mythe le plus important de la gnose, celui autour duquel est basé le culte gnostique. La Castafiore représente Cybèle nous enseigne la franc-maçonnerie (cf. jeu de mot : je ris de me voir si belle (= Cybèle) en ce miroir. "Castafiore" commence comme "castration" et nous avons appris que la langue des oiseaux procède par assonances.)




Dans la chanson de la série télévisée Belle et Sébastien, Sébastien lui dit : tu es "si belle". Il y a de nouveau un jeu de mots avec Cybèle (si belle). Belle, chienne blanche berger des Pyrénées injustement pourchassée par les hommes symbolise la "gentille" Cybèle. 

On voit également une représentation de Cybèle dans  les films symboliques du franc-maçon Walt Disney la Belle au Bois dormant, la Belle et le clochard (clochard = Jésus), la Belle et la Bête. (Bête = Jésus, censé mourir - la Bête meurt, comme le phénix. La Bête, au moment où elle meurt, se transforme en prince charmant qui revient à la vie -- oeuvre au rouge, dernière phase de l'oeuvre alchimique. Horus-Lucifer, symbolisé par le phénix ressuscité, a pris la place de Jésus, c'est le prince charmant qui apparaît à la fin du conte). (voir article gnostique sur la symbolique kabbaliste des contes)


"To play the victim card"

Pour en revenir au film Belle et Sébastien, on voit la pauvre Belle injustement maltraitée et pourchassée par les méchants hommes. Cybèle est représentée comme une sainte, une martyre, dans tous les films qui ont une Belle comme personnage. Je ne savais pas que c'était gentil de castrer un homme, surtout quand il s'agit du sacrilège de vouloir castrer l'homme-Dieu Jésus qui est mort pour nous sauver mais la gnose présente chaque chose de façon inversée et ment comme elle respire. 


Elle fait ses crimes sur les chrétiens et sur les hosties en gémissant hypocritement qu'elle est gentille et victime. Elle agit sur la sensibilité des foules et des enfants en leur inculquant l'amour de Cybèle par des films sentimentaux et mensongers comme ceux que je viens de nommer. Il ne faut pas oublier que la gentille Cybèle, c'est elle qui demande toujours actuellement des sacrifices humains. Les soldats d'Isis, habillant leurs victimes d'une combinaison orange pour symboliser Jésus, sont des sacrificateurs de Cybèle. La pédophilie est également étroitement liée à Cybèle. La gnose à Noël enseigne à honorer une sorcière tortionnaire, en la présentant comme une sainte.


Le schéma du coupable qui se victimise et accuse les autres de ce dont il est coupable, est un un schéma stratégique mensonger admirablement maîtrisé par la gnose. En anglais, cela s'appelle to play the victim card, jouer la carte de la victime, jouer la victimisation. Je ne sais pas comment cette technique de manipulation s'appelle en français. Nous reparlerons de cette technique qu'il faut absolument connaître, pour comprendre les manipulations gnostiques.


Toutes les parties du corps de Jésus manquantes, dans les différents symboles sont un symbole de la castration. Les chevilles foulées, les membres brisés, le sont également (voir article yin yang pour quelques exemples mais nous en donnerons des dizaines d'autres, peu à peu).

Jésus est parfois symbolisé comme un jeune danseur ou sportif ou soldat ayant mal à l'épaule. J'ai vu une gravure gnostique de Jésus mis la tête en bas au centre de la lettre M, avec une sorte d'excroissance sur une épaule et le cou, uniquement d'un côté, dans un des livres sur la langue des oiseaux d'Emmanuel-Yves Monin. Je ne sais pas exactement ce que signifie ce symbole. Je ne sais s'il faut le rapporter à la castration ou à un autre mythe.


Lucifer-Isis est également représenté blessé(e) relativement souvent donc un membre coupé ou blessé n'est pas suffisant pour dire qu'une personne symbolise Jésus, il faut également étudier son prénom, sa parenté, son métier, ses vêtements, ses goûts, son caractère, ses pouvoirs, ses armes, ses tics verbaux, les situations dans lesquelles il est mis ou bien où il se met, sa coiffure, ses animaux de compagnie, s'il a une amoureuse ou une tendre épouse et d'autres symboles et voir si, en littérature, en cinéma ou en peinture, des personnages comportant le même prénom ont des symboles christiques comme le personnage qui nous intéresse, s'il y en a (portant ce prénom) qui sont méchants ou ridicules.

Dans la cruche cassée, les cheveux manquants d'Adam (voir explication du prénom Adam dans l'article yin-yang) et l'obligation de porter une perruque sont également un symbole de la castration qui scalpe. Nous verrons plus tard qu'un personnage scalpé symbolise souvent Jésus. Il le symbolise toujours s'il est grotesque et a une perruque.


(1) voir article yin yang pour des explications sur les couleurs des vêtements et pour voir des exemples de morceaux manquants, dès que l'on parle de Jésus.

Je ferai un article sur la couleur orange, symbolisant Jésus 60% à 70% du temps et Lucifer-Lilith 30 à 40% du temps.

Dieu le Père et Jésus sont souvent représentés avec une barbe ou une moustache. Lucifer est le plus souvent représenté sans barbe ni moustache, mais pas toujours. 


La Disparition (roman) de Georges Perec

Georges Perec
Le chat noir symbolise Lucifer. 
Les gnostiques posent souvent avec un chat noir (1).


Nous avons vu précédemment que Georges Perec était officiellement connu pour pratiquer la langue des oiseaux. Je sauvegarde cet article de wikipedia qui est précieux pour identifier les lettres de l'alphabet symbolisant particulièrement Jésus car le E qui disparaît du roman de Perec nommé la disparition est une des lettres de l'alphabet symbolisant le vrai Dieu. Mais il y a d'autres lettres le symbolisant, et suivant les différentes traductions de la disparition en langues étrangères, on a supprimé d'autres lettres : le A, le O. Le personnage Anton disparaît dans le roman, de même que le E disparaît car le prénom Anton, Antoine, symbolise Jésus. Nous étudierons davantage ce prénom plus tard. L'idée est que Dieu doit disparaître pour faire place à Lucifer-Satan.

Voici l'article de Wikipédia :

La Disparition est un roman en lipogramme écrit par Georges Perec en 1968 et publié en 1969. Il fait 300 pages (variable selon éditions), et ne comporte pas une seule fois la lettre e1.

Genèse et thèmes du roman

Membre de l'Oulipo, Georges Perec considérait que les contraintes formelles sont un puissant stimulant pour l'imagination. Il a donc choisi dans ce roman l'utilisation du lipogramme pour écrire une œuvre originale, dans laquelle la forme est fortement liée au fond. En effet, la disparition de cette lettre e est au cœur du roman, dans son intrigue même ainsi que dans son interrogation métaphysique, à travers la disparition du personnage principal, au nom lui-même évocateur : Anton Voyl. Le lecteur suit les péripéties des amis d'Anton qui sont à sa recherche, dans une trame proche de celle du roman policier.


Les thèmes de la disparition et du manque sont extrêmement liés à la vie personnelle de Georges Perec : son père meurt au combat en 1940 et sa mère est déportée à Auschwitz début 1943. Le livre débute d'ailleurs par la description d'un climat de violence et d'assassinats généralisés qui évoque très clairement la guerre, et la déportation des juifs y est expressément nommée ; en outre, la trame du roman est une vengeance clanique comportant l'assassinat systématique de certains membres d'une même famille. En écrivant ce roman, Perec parle donc du drame majeur de sa propre existence. Selon Boris Cyrulnik, ce sont ces e manquant qui symbolisent la disparition de ses parents.


Cette même technique littéraire fut utilisée en anglais par Ernest Vincent Wright (en) dans son roman Gadsby publié en 1939 et qui fut écrit sans e. Ce roman n'a pas été traduit en français. En revanche, La Disparition a été traduit en anglais par Gilbert Adair, sous le titre A Void, en allemand par Eugen Helmlé sous le titre Anton Voyls Fortgang (1986), en italien par Piero Falchetta sous le titre La scomparsa (1995), en espagnol sous le titre El secuestro (1997)2, en turc par Cemal Yardımcı sous le titre Kayboluş (2006), en suédois par Sture Pyk sous le titre Försvinna (2000), en russe par Valery Kislov sous le titre Исчезание [Ischezanie] (2005), en néerlandais par Guido van de Wiel sous le titre ’t Manco (2009), en roumain par Serban Foarta sous le titre Dispariția, editura Art (2010) et en japonais par Shuichiro Shiotsuka sous le titre 煙滅 [En-metsu], éditions Shueisha (2010).

Réception de l'œuvre

À la sortie de l'ouvrage, aucune indication du procédé employé n'était fournie. Il revenait au lecteur de comprendre ce qui avait disparu (et certains critiques n'ont pas remarqué le procédé employé, notamment René-Marill Albérès3). Seul le nom de l'auteur restait écrit normalement. De nombreux indices mettaient cependant le lecteur sur la voie : 
l'inscription, sur la couverture de l'édition originale, d'un énorme « E » ; 
la définition de la chose disparue, « un rond pas tout à fait clos, fini par un trait horizontal », qui évoque la forme du e minuscule ; la forme du « e » majuscule est par ailleurs suggérée à plusieurs reprises sous la forme d'un trident ou d'une patte de canard ; 
le nom du héros principal, qui disparaît mystérieusement à la fin du chapitre 4 : Anton Voyl, la consonance « voyelle » privée de « e » ; 
le fait que le roman comporte 25 chapitres numérotés de 1 à 4 et de 6 à 26 : il manque le cinquième (« e » est la 5e lettre de notre alphabet de 26 lettres), ce qui est clairement visible dans l'index en fin de volume ; 
l'évocation, dans le cours du roman, de plusieurs séries de 26 où manque le 5e : Anton Voyl voit dans une bibliothèque 26 livres où manque le tome 5, une course hippique où le cheval n° 5 ne prend pas le départ, etc. 
la présence enfin, dans le livre, de pastiches de plusieurs poèmes classiques, de Baudelaire, Recueillement (dont le premier vers, Sois sage, ô ma douleur, devient Sois soumis, mon chagrin), et attribué à un fils adoptif du commandant Aupick, de Victor Hugo, Booz endormi (devenu Booz assoupi) ainsi que de Voyelles (devenu Vocalisations) d'Arthur Rimbaud. 


D'ailleurs, Perec se joue des contraintes avec amusement et multiplie les clins d'œil : « ni une, ni deux » devient « ni six moins cinq, ni dix moins huit » ; « à malin, malin un quart » et « prenant ses cliques et ses claques », « ayant pris son clic sans pour autant qu'il omît son clac ». Le postscriptum d'un message laissé par Anton Voyl : « Portons dix bons whiskys à l'avocat goujat qui fumait au zoo », pastichant un célèbre pangramme (portez ce vieux whisky au juge blond qui fume), est un exemple de ces multiples performances facétieuses. Georges Perec s'amuse de même à écrire quelques paragraphes sous la contrainte supplémentaire d'une disparition de la lettre "a" doublant celle du "e".


Des études récentes4 ont montré, quoique très partiellement, à quel point le texte regorge de codages et d'allusions cachées d'une densité souvent inouïe et dont l'abondance en rend un relevé exhaustif quasiment impossible, comme dans la description de chacun des assassinats des six frères de Maximin (Nicias, Optat, Parfait, Quasimodo, Romuald et Sabin) qui, outre qu'ils représentent la disparition symbolique des lettres N, O, P, Q, R, et S, comporte un foisonnement d'évocations de la lettre qui disparaît ; le passage du meurtre de Nicias, par exemple, renferme plus de vingt fois l'allusion, par synonymes ne comportant pas de e, à des mots comportant le son n : Athènes, naine, pas de haine, hyène, Aisne, Zen, alène, à l'aine (plusieurs fois), haleine, peine, gêne, graine, veine, vaine, aubaine, huitaine, fontaine, Maine, semaine.

Références
Notes
Anne-Françoise Bertrand, « La Disparition », le roman écrit sans « e » [archive], sur lavenir.net (consulté le 17 juin 2014) 
Cette « traduction » est un lipogramme en a, la lettre la plus fréquente en espagnol. 
Camille Bloomfield, entretien avec John Lee, Vanda Miskic, Valéry Kislov, Marc Parayre, Shuichiro Shiotsuka, « "Traduire La Disparition de George Perec, » [archive], sur academia.edu, Vingt-Huitièmes Assises de la traduction littéraire (Arles 2011),‎ 2012 (consulté le 14 décembre 2014) 
Voir Marc Parayre, « La Disparition, en 11 lettres bien sûr », dans De Perec etc., derechef. Textes, lettres et sens, Nantes, éditions Joseph K., 2005, p. 309-325 
Bibliographie[modifier | modifier le code
Georges Perec, La Disparition, Paris, Gallimard, coll. « L'Imaginaire », 1989, 319 p. (ISBN 207071523X
Antithèse[modifier | modifier le code
Les Revenentes, (1972) 
Traductions[modifier | modifier le code
(de) Anton Voyls' Fortgang (Eugen Helmlé, 1986) 
(en) A Void (Gilbert Adair (en), 1995) ; Vanish'd! (John Lee) ; A Vanishing (Ian Monk
(es) El secuestro (Marisol Arbués, Mercé Burrel, Marc Parayre, Hermes Salceda, Regina Vega, 1998), qui ne contient pas de « a » 
(ja) En-metsu (煙滅, Shuichiro Shiotsuka, 2010) qui ne contient pas de « a » 
(nl) it Manco (Guido van de Wiel, 2009) 
(ru) Istchezanie (Valéry Kislov, 2005) qui ne contient pas de « o » 
(sv) Försvinna (Sture Pyk, 2000) 
(tr) Kayboluş (Cemal Yardımcı, 2005) 
Voir aussi[modifier | modifier le code]
Articles connexes[modifier | modifier le code
Le Train de Nulle Part, un roman écrit sans verbe 
Liens externes[modifier | modifier le code



Le lipogramme (substantif masculin), du grec leipogrammatikos, de leipein (« enlever, laisser ») et gramma (« lettre ») : « à qui il manque une lettre », est une figure de style qui consiste à produire un texte d’où sont délibérément exclues certaines lettres de l’alphabet. (...)

Les lipogrammes les plus célèbres sont dus à l’écrivain Georges Perec, pour ses romans La Disparition (écrit sans utiliser la lettre e) et Les Revenentes (dans lequel e est la seule voyelle utilisée, on parlera alors de tautogramme ou de monovocalisme et non de lipogramme). La Disparition a été traduit en anglais, en espagnol, en allemand, en russe et en italien, Les Revenentes en anglais, et leurs traductions sont aussi des lipogrammes dans ces langues. En espagnol, cependant, du fait de contraintes liées à la langue, la traduction de La Disparition omet non pas le e mais le a. En russe, la traduction de « La Disparition » omet le « o », la voyelle la plus fréquente dans cette langue.


(1) Une chatte blanche symbolise Isis. Un gros chat gris, marron ou roux symbolise Jahvé ou Jésus. Voir film du franc-maçon Walt Disney les Aristochats.

jeudi 15 décembre 2016

LA CRUCHE CASSÉE - LANGUE DES OISEAUX


Je sauvegarde cet article pour illustrer mes articles sur la langue des oiseaux. Je n'approuve pas cette pièce de théâtre blasphématoire en langage symbolique. Adam symbolise Jésus. Voici l'article :



« La Cruche cassée », d’Heinrich von Kleist (critique), Théâtre 13 à Paris


Une « Cruche » à tout casser

Par Olivier Pansieri
Les Trois Coups.com

Le concours des jeunes metteurs en scène se poursuit au Théâtre 13 avec Thomas Bouvet qui réinvente « la Cruche cassée » de Heinrich von Kleist. Jouant à l’unisson la carte du cauchemar burlesque, sa troupe Def Maira fait de ce classique un petit bijou d’humour noir et de visions baroques. Une sorte de féerie gothique qu’on suit, ravi, de bout en bout.
Le juge Adam s’est introduit de nuit dans la chambre de la jeune Ève. Surpris par le fiancé de celle-ci, il casse une cruche en s’enfuyant par la fenêtre. Le lendemain, la mère de la jeune fille vient sans le savoir porter plainte devant le coupable. Adam est ainsi obligé d’instruire son propre procès. Or, ce jour-là justement, un révizor (Walter) est venu de la ville pour l’inspecter. La pièce montre les efforts désespérés du juge pour détourner de lui les soupçons.
Soucieux d’écrire une comédie, Kleist a accumulé les pièces à conviction qui prouvent la culpabilité de son « juge indigne ». Ainsi, celui-ci porte sur le visage les traces des coups qu’il a reçus au cours de sa piteuse expédition : griffure de la jeune fille, plaie causée sur son crâne rasé par la poignée de porte dont le fiancé s’est servi pour le frapper à l’aveuglette. Comble d’infortune, notre affreux jojo a également perdu sa perruque dans la bataille. Pas moyen donc de masquer ces indices qu’il arbore au procès, telle une confession ambulante. Pour ne rien arranger, c’est l’hiver et il a neigé. Or Adam a un pied bot, qui fait qu’on le suit à la trace.
Cette accumulation presque invraisemblable de preuves formelles de son forfait apparente ce personnage à ceux de Molière, dont Kleist adapta l’Amphytrion, autre pièce sur la dualité et l’abus de pouvoir. Elle fut aussi longtemps utilisée pour « brechtianiser » le propos de la pièce. Adam y devenait une sorte de Maître Puntila de la libido scandaleusement inattaquable. Thomas Bouvet ne néglige pas cet aspect politique de l’œuvre, mais l’enrichit. En se plaçant résolument sur le terrain fertile du rêve, il y ajoute une touche de psychanalyse et de métaphysique qui font de cette Cruche cassée le procès imaginaire de tout homme de pouvoir et, du coup, un grand spectacle.
Très logiquement, tout démarre par un épouvantable cri poussé dans le noir. « Non ! », hurle une jeune fille. Protestation suivie du fracas de quelque chose qu’on brise. Pour enfoncer le clou, Damien Houssier (Adam) croque dans une pomme. Nous voilà prévenus : Adam sera certes un « grand seigneur méchant homme », mais aussi chacun de nous. Son jeune et fabuleux interprète s’est fait la tête du Gollum du Seigneur des anneaux. Dans un étrange rituel au ralenti, ce vieillard-enfant s’entretient avec sa conscience : son greffier Licht (la lumière !) et sa servante flottant dans l’air, tout de bleu vêtue. Autour de lui s’affairent quatre pénitents, qui vont se révéler être les plaignants. Fertile, disais-je.
La marque de sa faute lui est imprimée sur le visage d’un seul geste par du maquillage. Les comédiens jouent torse nu, ce qui choque au début, puis se révèle là encore magistral. Des corps juste peints dans les couleurs symboliques de leurs rôles au sens large. Ces damnés-là sortent de l’âme torturée d’un pécheur qui s’érige en juge. Quoi de plus naturel que ce dernier voie en sa servante une allégorie de la vérité avec un grand V ? Lætitia Vercken incarne d’ailleurs avec le même talent ses diverses apparences, devenant tout naturellement Dame Brigitte, la redoutable Érinye du village.
La jeune fille Ève (Shady Nafar) apparaît à notre « maudit » sous la forme d’une diablesse écarlate parée de ses seuls cheveux. « Assez longs, comme le lui crie sa mère, l’inénarrable Dame Marthe, pour qu’elle puisse se pendre avec ! ». Noémie Laszlo (Dame Marthe) fait un tabac dans ce rôle de matrone trop aveuglée par l’effet pour comprendre la cause. Ce qui n’est pas le cas du public. Des rires fusent dans la salle lorsque, au milieu de son interminable description de la regrettée cruche, Adam, juge et partie, lâche cette énormité : « Au fait, Dame Marthe ! Ce qui nous préoccupe, c’est le trou. Pas les provinces (de la Hollande) ! ».
Une formidable relecture également bien servie par les costumes de Christine Bouvet et de Vinciane Goullon. Avec trois tulles et deux chiffons, ces deux dames ont fait des merveilles. Éclairés machiavéliquement par Laurent Benard, leurs créations deviennent fées, torches, fantômes. Du grand art. Immense plaisir aussi à voir les duels Ève-Ruprecht (Shady Nafar-Clovis Fouin) et Adam-Walter (Damien Houssier-Gilian Petrovski). Les premiers nous rappellent que Kleist, qui connaît ses classiques, réutilise sans vergogne le quiproquo de Beaucoup de bruit pour rien pour offrir à son héroïne une vraie situation dramatique, assortie d’une tirade vengeresse sur la confiance, clé de l’amour. Son Ève, joliment défendue par Shady Nafar, éclipse alors sans peine la Hero un peu nouille du grand Shakespeare.
Quant au métaphorique pugilat auquel se livrent l’ordre et le chaos, sous les formes du Conseiller Walter et du Juge Adam, il est ici excellemment joué, que dis-je : vécu, subi, habité par Gilian Petrovski et Damien Houssier. Ils nous régalent littéralement de leurs jubilatoires et incessantes trouvailles. Cynisme, désespoir, mauvaise foi, férocité, roublardise, tout y est. Avec ces deux démons, on est, disons-le, aux anges ! Comme on comprend que Goethe, pape pédant (en est-il d’autres ?) du romantisme allemand ait tout fait pour étouffer dans l’œuf un pareil rival ! Kleist, qui en est mort, est ici suprêmement vengé. 
Olivier Pansieri

La Cruche cassée, de Heinrich von Kleist
Compagnie Def Maira
Traduction : Ruth Orthmann, Éloi Recoing
Mise en scène : Thomas Bouvet
Avec : Thomas Bouvet, Clovis Fouin, Damien Houssier, Maxime Kerzanet, Noémie Laszlo, Shady Nafar, Gilian Petrovski, Lætitia Vercken
Costumes : Christine Bouvet et Vinciane Goullon
Lumières : Laurent Benard et Thomas Bouvet
Création sonore : Pierre Routin
Scénographie : Perrine Leclerc-Bailly
Production Compagnie Def Maria, avec l’aide du Théâtre de la Tempête et du Théâtre du Chaudron

RECTIFICATIF CONCERNANT LE PRÉNOM FRANCIS EN LANGUE DES OISEAUX



Rectificatif concernant les prénoms François et Francis

Je me suis trompée en écrivant par le passé que les prénoms François et Francis symbolisaient Lucifer. Il est vrai que l'étymologie de François est bien sois franc, comme je l'avais écrit. Mais ces prénoms, pour je ne sais encore quelle raison, représentent Jésus ou Dieu le Père. J'ai été induite en erreur par le personnage de Francis Blake dans les albums Blake et Mortimer, car il est présenté de façon très avantageuse et comme étant inséparable de Philippe Mortimer qui, lui, est facilement identifiable et représente Jésus, en langue symbolique. Je ferai un article sur Blake et Mortimer plus tard. 


Un couple d'hommes = Jésus + Lucifer ou Jésus + Dieu le Père

Quand nous voyons un couple d'homme, en BD ou en film, nous avons le choix entre deux solutions (nous verrons qu'actuellement, tout ce qui est publié est en langue symbolique) : soit il s'agit de la représentation de Jésus + Lucifer, la plus fréquente (ex : Tintin-Lucifer et Capitaine Haddock-Jésus ou Astérix-Lucifer et Obélix-Jésus), soit il s'agit de la représentation de Dieu le Père et Jésus. 

La deuxième sorte de couple étant un peu plus rare et subtile, je ne la connaissais pas jusqu'à ce que je fasse une enquête sur les Dupondt et sur un film nommé Max et Léon. Les Dupondt, Max et Léon, Blake et Mortimer, Léonard et son disciple Basile  et le couple Bourville et Louis de Funès dans la grande vadrouille représentent le couple Dieu le Père et Jésus. 


Francis

Pour apprendre une foule de symboles et de situations blasphématoires on peut acheter tous les albums de la collection Francis qui est assez noire et parle très souvent de sexe, de viol, de tortures. Ces albums (BD) ouvertement immoraux, cyniques, impurs et cruels ne sont pas à mettre entre les mains des enfants. Il y a une nouvelle histoire par page et chaque histoire représente une situation blasphématoire différente. 

Les tortures infligées parfois à Francis dans ces albums représentent les messes noires et les sacrilèges réalisés sur les hosties. Francis vole sans cesse la femme de Lucien pour coucher avec elle. Il faut traduire : Jésus couche avec Isis-Lilith, la "femme" de Luc-Lucien-Lucifer. C'est une allusion au culte gnostique et aux messes noires (voir article sur le yin et le yang). La nombreuse progéniture de Francis, souvent ratée, symbolise la multiplication des hosties. Tous les albums sont en langue des oiseaux. Je ne les comprends pas parfaitement.


Autres contextes dans lesquels apparaît le prénom François. 

François est le nom du vieux roi, père de la Belle au bois dormant dans un des films de la Belle au Bois dormant

Les prénoms symbolisant le vrai Dieu sont indifféremment attribués à Dieu le Père ou à Jésus, en langue symbolique et c'est le contexte qui nous fait comprendre si un prénom symbolise Dieu le Père ou Dieu le Fils. Quand le prénom est attribué à un vieux roi, il s'agit de Dieu le Père. Dès 2000 ans avant Jésus-Christ, le symbole du vieillard en fin de règne était attribué à Jahvé en Egypte (Dieu Rê vieillissant). 

En revanche, François symbolise Jésus dans le conte du Père Castor les deux bossus. François perd sa bosse à la fin du conte, suite à un traitement violent que lui font subir les elfes. Les elfes-lutins symbolisent toujours les démons, en gnose. La bosse qui disparaît symbolise Jésus amputé d'une partie de son corps lors du culte gnostique. Guillaume nom du méchant bossu qui se retrouve avec deux bosses à la fin du conte, symbolise Dieu le Père subissant un sacrilège à travers son Fils. J'expliquerai plus tard la symbolique des deux bosses qui sont un symbole sexuel blasphématoire symbolisant un double sacrilège, l'un venant de Lilith-Cybèle-Lucifer castratrice (Lucifer en tant que principe féminin) et l'autre venant de Lucifer en tant que mâle. La représentation de Lucifer comme un homme est moins fréquente mais existe également (environ 30 à 35% des représentations du démon en littérature et en cinématographie, me semble-t-il).


LÉONCE ET LENA-HELENA - LANGUE DES OISEAUX


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Je sauvegarde cet article pour illustrer mes articles sur la langue des oiseaux. Je n'approuve pas cette pièce de théâtre. Léonce symbolise Jésus et Léna ou Hélène symbolise Isis. Bruno symbolise Dieu le Père. Pour Valério, je ne sais pas encore. Les é ont été supprimés dans la légende du screenshot ci-dessus (encadré en rouge). Les e et les é symbolisent Jahvé et des auteurs comme Georges Perec ont écrit des romans entiers sans E (roman La disparition. Cette disparition du "e" est associée dans le roman à la disparition d'un homme nommé Anton Voyl, le prénom Anton symbolisant Jésus. nous y reviendrons). Voici l'article :

Rêve éveillé, théâtre de rêve
« La jeunesse n’est qu’insouciance ! » Qui a osé porter ce jugement ? Ni Georg Büchner ni Elsa Rozenknop ne se retrouvent dans cette affirmation lapidaire. Georg Büchner, philosophe allemand, professeur de médecine, révolutionnaire épris de liberté, a vécu sa courte vie (il est mort du typhus à l’âge de 23 ans) au xixe siècle. Elsa Rozenknop, annecienne, joue la comédie et met en scène en ce début du xxie. Deux cents ans séparent ces êtres unis par une même communauté d’âme. Deux personnes partagent la même humanité à travers le texte de « Léonce et Léna ».

Léonce, prince héritier du royaume de Popo, souffre. Compter le nombre de grains dans une poignée de sable, se regarder le dessus de la tête, aimer Rosetta, sont bien des idéaux auxquels il se consacrerait afin de donner un sens à sa vie. Mais rien n’y fait. Il s’ennuie. Une issue se profile pourtant via une rencontre. Cette mélancolie atavique pourrait prendre fin s’il s’opposait à son roi de père et refusait le mariage et le trône qui lui est associé. L’union de Léonce à la princesse Léna, du royaume de Pipi, doit se faire avant même que les jeunes gens ne se soient rencontrés, tant le roi est pressé de se décharger de ses responsabilités.

Loin de là, la princesse Léna, résignée, voit en ce sacrement forcé la fin d’une enfance, où liberté et joie de vivre ne cessaient de s’entrelacer, portées par l’amour de sa gouvernante.

Des cubes noirs évidés sur scène, dés évidés dans la main d’un homme en noir, une ambiance médiévale inquiétante accueille le spectateur. Le bruit de ces dés lui rappelle que la vie n’est que temps qui passe. Une carte de tarot est jetée. L’existence d’un homme est en branle. Un personnage entre. Par ces cartes, Elsa Rozenknop nous permet d’entrer de plein pied dans le monde onirique de Georg Büchner. L’ingéniosité de la mise en scène nous invite à faire l’expérience de cet univers, où la philosophie fréquente la gaillardise, où la frivolité est teintée d’obsession mortifère, où le cuir rêche de godillots se frotte à la soie d’une robe, où la mélancolie est entrecoupée de rires.

Ce rêve éveillé que nous propose la compagnie de théâtre Les Yeux grands ouverts ne pourrait se prolonger sans l’énergie distillée par l’ensemble de ses comédiens. Sans la justesse des émotions de Léna (Julie Pierron), les ruptures de rythme de Valério (Tristan Le Goff), le pouvoir d’évocation de Léonce (Johann Abiola), la présence scénique empreinte de commedia dell’arte de la gouvernante (Émilie Chertier), ou la bonhomie assumée du roi (Bruno Galibert), le voyage s’arrêterait. Ainsi, le jeu des comédiens nous porte sans à-coup à destination : le pays des spectateurs ravis. 

Franck Lavigne
Les Trois Coups

samedi 10 décembre 2016

Mgr Williamson fait la promotion d'un kabbaliste officiel, Dante, sur son site - Robert Bonnell : Le symbolisme initiatique selon Dante


On peut cliquer sur les images pour les agrandir.


Article remanié le 16/03/2017.


Mgr Williamson, redonnant un ministère actif à l'abbé Abraham condamné par la FSSPX pour pédophilie et homosexualité et faisant la promotion du sataniste Thomas S. Eliot, fait également la promotion d'un kabbaliste officiel, Dante. 

Lien vers le site de Mgr Williamson :

Dante est appelé par Mgr Williamson "le plus grand des poètes catholiques" (voir images ci-dessus). Mgr Williamson et le Dr White, son grand ami, sont deux universitaires distingués. Il est donc très peu probable qu'ils ne savent pas qui était Dante. 


Le meilleur livre sur Dante, prouvant son appartenance à la kabbale, est l'ésotérisme de Dante de René Guénon, téléchargeable gratuitement.



Sur l'appartenance de Dante à la kabbale, voir également : Richard Khaitzine, la langue des oiseaux tome I, p.12 - 14 -15 - 17 : Dante appartenait à la Fede Santa, association kabbaliste. Une médaille au musée de Vienne dit que c'était un "Fidei Sanctae Kadosh Imperialis, Principatus Frater Templarius." : Kadosh de la Fede Sancta, Prince du Saint Empire, et Frère Templier. 


Kadosh est au sein de la maçonnerie de rite écossais le grade dit de "vengeance templière". "La Fede sancta luttait contre la théocratie incarnée par l'Eglise catholique", dit Richard Khaitzine. Kadosh veut dire saint en hébreu. Un saint kabbaliste est un sataniste.

Je ne suis pas d'accord avec tout ce qui est dit dans l'article de Catherine Merlin (sauvegardé ci-dessous) affirmant l'appartenance de Dante à la kabbale, car Catherine Merlin fait l'apologie de Dante et présente de façon positive des éléments de la gnose. Mais cet article est précieux car il affirme de façon universitaire et documentée la vérité sur Dante et de plus, il nous enseigne de nombreux symboles.

A propos des templiers, dont il est fait mention dans cet article, il faut savoir qu'ils étaient gnostiques, homosexuels, satanistes (terme synonyme de gnostique). Anton Lavey, fondateur de l'Eglise de Satan, révère les templiers et en parle positivement dans ses livres, ainsi que beaucoup de sites de kabbale. 

Ces moines ont été condamnés pour homosexualité au sein de leurs couvents et pour culte sataniste, et ces accusations sont véridiques, sinon, elles ne seraient pas reconnues par d'aussi nombreux gnostiques. Tous les gnostiques conviennent que les templiers étaient des leurs et de nombreux sites gnostiques conviennent qu'ils étaient homosexuels. 

L'article ci-dessous de Catherine Merlin est partiellement rédigé en langue des oiseaux. Nous l'étudierons plus tard pour apprendre à connaître des symboles gnostiques. Il ne faut donc pas l'interpréter toujours littéralement, sous peine de faire certains contre-sens.

Par exemple, le terme "tradition primordiale" se réfère en langue des oiseaux, aux religions païennes d'avant la venue de Jésus, religions qui adoraient déjà Satan-Isis sous des noms différents de déesses plus ou moins sanguinaires : Astarté, Ishtar, Hécate, Inanna etc. 


Tradition = kabbale




Tradition signifie "kabbale", en langue des oiseaux car Kabbalah signifie tradition en hébreu. Il faut donc se méfier beaucoup de ce mot, utilisé par tous les gnostiques et particulièrement par certains catholiques gnostiques dits "traditionalistes", pour désigner leur appartenance à la kabbale. 

Nous devons établir une distinction : certains catholiques traditionalistes se disent traditionalistes, ne connaissant pas le sens que ce mot a en langue des oiseaux. Je le faisais moi-même, il y a encore moins de deux ans. Mais d'autres catholiques  "traditionalistes" utilisent hypocritement cette dénomination, pour affirmer leur appartenance à la kabbale. Leurs principaux chefs seront nommément dénoncés quand j'aurai fini mon étude. 

Il faut également savoir que d'innombrables catholiques ne se réclamant pas de la tradition sont également kabbalistes car il y a de nombreux courants dans la kabbale. Les chrétiens dits modernistes ou conciliaires ou encore les chrétiens orientaux ne sont pas moins contaminés. Mon étude prouvera que kabbale est largement majoritaire dans la religion catholique actuellement, ainsi que chez les coptes, les orthodoxes, les musulmans et toutes les religions. Je nommerai les principaux leaders de la kabbale dite "chrétienne" et de la kabbale mondiale. Ils sont très reconnaissables et facilement identifiables dès que l'on connaît la langue des oiseaux et la véritable histoire de l'Eglise. 

Les vrais chrétiens ne sont qu'un petit reste sur le point de mourir actuellement. C'est ce que nous apprend Jésus, dans le texte de l'Eglise de Sardes, Apocalypse, III. Mais loin de mourir, l'Église va connaître un renouveau quand nous entrerons dans l'Église de Philadelphie. Il ne faut donc pas être angoissé mais espérer et attendre patiemment l'arrivée du saint pape que Jésus a promis.


Voici à présent l'article de Catherine Merlin sur Dante :


A l’origine publicitaire, Robert Bonnell  se consacre depuis quinze ans à la recherche, à l’écriture et au cinéma. IL est notamment l’auteur de « Dante le grand initié » (Editions Dervy, 2002) et d’un film sur l’Enfer de Dante. Sa conférence du 3 février 2005 était présentée dans le cycle organisé par l’Université du Symbole à l’Entrepôt.


La Divine Comédie est un grand voyage intérieur d’un symbolisme flamboyant, illustrant l’éternel combat de l’humanité, l’affrontement entre le bien et le mal éclairé par l’amour.

Repères : La Divine Comédie est un poème didactique et moral. Le poète, égaré dans la forêt sauvage du péché, « Au milieu du chemin de notre vie, je me trouvai dans une forêt obscure car j’avais perdu la voie droite », effectue un voyage imaginaire au travers de l’Enfer, du Purgatoire et du Paradis, jusqu’à la découverte de Dieu. Le poète latin Virgile, qui représente la raison, est son guide à travers l'enfer et le purgatoire, mais c'est la douce et vertueuse Béatrice qui l’accueille, le juge, pardonne et le conduit au Paradis. C'est finalement Saint Bernard qui lui fera rencontrer Dieu. La Divine Comédie se révèle être d’abord l’histoire de la conversion de Dante. Tout au long de son voyage, le poète rencontre des personnages mythologiques, historiques ou contemporains de son époque. Chacun d'eux est la personnification d'une faute ou d'une vertu, religieuse ou politique, et le poète décrit en détails le châtiment subi ou la récompense accordée. La Divine Comédie n’en est pas pour autant une œuvre religieuse, elle est en réalité une somme des conceptions politiques, scientifiques et philosophiques de la fin du XIIIe siècle. C’est une œuvre complexe qui peut se lire à différents niveaux et être interprétée de différentes façons. (source : http://docteurjp.free.fr/dante/comedie.htm

Virgile (personnage marqué du sceau de la raison humaine) accomplit une mission qui lui a été confiée par Béatrice - pour aider le poète à sortir de l’égarement où il est plongé dans un abîme de souffrance par la mort de celle-ci.

Le sens anagogique[1] de l’œuvre de Dante dévoile des significations souveraines, des voies de la gloire éternelle, en forte résonance avec les attentes contemporaines en termes de spiritualité. Il exprime « la doctrine qui se cache sous le voile des vers étranges » (Enfer chp 9).
Ce chemin initiatique vers la sagesse, par l’initiation intérieure, est approché aujourd'hui de manière holistique - la tradition est une dans sa diversité - avec
diverses clefs puisées dans les traditions de la Bible, de la mythologie, des pythagoriciens, de l’hermétisme, de la Kabbale, de l’astrologie traditionnelle, du Tarot. Tout ésotérisme alchimique est kabbalistique et condensé dans le Tarot (images du Tarot de Marseille et du Tarot d’Oswald Wirth).

L’exposé de Robert Bonnell comprend trois parties :
1)   quelques aspects du symbolisme initiatique
2)   les clefs essentielles du voyage initiatique de Dante
3)   un décryptage du chemin proposé

1)   Les trois filiations primordiales ayant guidé Dante sont :
-        les « fidèles d’amour » - le groupe dont il faisait partie avec Guido Cavalcanti - une société secrète cultivant un idéal chevaleresque, d’amour spirituel et de vertu primordiale, symbolisé par la femme hybride Minerve-Isis ;
-        les voyages de l’au-delà avec épreuves préparatrices et progression spirituelle du pèlerin, schéma de nombreuses traditions ;
-        la tradition primordiale de l’Eglise catholique entretenue par les Chevaliers du Temple - Dante insiste sur son appartenance à la « bergerie de Saint Jean ».

Cet hermétisme chrétien est lui-même nourri de diverses traditions. Dante cherche à définir une science chrétienne des voies spirituelles, une gnose[2] vécue, à la frontière entre science et art.
La Kabbale chrétienne représente une voie mystique d’harmonisation de la matière et de l’esprit afin de tendre vers l’union au divin. Son instrument de base est constitué par l’arbre de vie - les dix sephiroths et 22 chemins de lumière  - associés aux lettres hébraïques. La clef alchimique reproduit les opérations du Grand Œuvre, liées à la transformation intérieure de l’adepte. Les correspondances entre lettres, nombres, éléments et signes du Zodiaque forment donc un tissu de sens très dense.

Les pythagoriciens considèrent le nombre comme essence de toute chose. Dante s’inscrit aussi dans cette tradition pour construire la Divine Comédie et elle peut être associée à la Kabbale chrétienne pour l’interprétation de cette œuvre. Celle-ci comprend 14233 vers, chiffre qui, par réduction théosophique[3], donne treize, le nombre de la transformation intérieure : la mort du vieil homme, la renaissance de l’enfant [intérieur]. La Divine Comédie est aussi associée au nombre neuf[4], nombre de la perfection et nombre de Béatrice (miracle dont la racine renvoie à la Trinité).

2)   La symbolique sacrée du voyage initiatique
La géographie, la topographie, la nature, les éléments… tout baigne dans le contexte hermétique relié aux nombres et au sens kabbalistique.
Le Grand Œuvre alchimique est représenté en trois parties :
-        passage de l’Enfer : violence, épreuves, équivalent à l’ « œuvre au noir », premier temps de la recherche pierre philosophale ;
-        passage du Purgatoire : purification, sublimation, correspondant à l’ » œuvre au blanc », deuxième temps des épreuves par le feu et par l’eau ;
-        passage du Paradis : élévation, étape de l’ « œuvre au rouge » - changement du plomb en or, découverte de l’élixir de longue vie. Révélations successives amenant l’illumination, l’extase, la suprême connaissance et la joie béatifique.

Pour la description de l’Enfer, Dante s’inspire à la fois de la terminologie chrétienne des sept péchés capitaux mais aussi de l’éthique d’Aristote. L’enfer a la forme d’un cône renversé composé de cercles. Chaque cercle est gardé par un personnage mythologique, en général devenu Démon. Lucifer, ange déchu, se trouve au centre de la terre, le lieu le plus éloigné de Dieu.
L’Enfer se trouve dans l’hémisphère boréal, on s’y rend par un axe qui passe par Jérusalem - lieu de sacrifice et miroir de la Jérusalem céleste - et qui descend à l’intérieur de la Terre jusqu’à la porte d’entrée du royaume des Morts.
Le haut enfer (cercles 1 à 5) regroupe les pécheurs par « incontinence » (ex passione). Le bas enfer (cercles 6 à 9) situé dans l’enceinte de la cité de Dité, l’ange du mal, également appelé Lucifer, regroupe les pécheurs par « malice » (ex electione). Charon, démon aux yeux de braise, est chargé de leur faire traverser l’Achéron, le fleuve qui sépare le vestibule du premier cercle du haut enfer.
L’évocation réunit une conjonction de formes symboliques : cercle, spirale, labyrinthe, pour traduire les chemins convulsifs de l’involution (passage de l’un au multiple).
Dante descend jusqu’au fond de l’Enfer où il découvre la fausse unité : Lucifer au triple visage (la trinité maléfique corps/âme/esprit) et aux trois bouches. La bouche est l’ouverture par où passent à la fois le souffle (puissance créatrice), la parole (conscience) et la nourriture (entretien de la vie).
La nature des damnés sert à l’expression de forces négatives, sous l’influence de planètes correspondant à l’hermétisme chrétien.

Le Purgatoire comprend quatre parties : le rivage de l’île, l’Antipurgatoire (sorte de vestibule), la série des sept corniches, l’accès au Paradis terrestre.

Les sept corniches du Purgatoire

quelques commentaires
1ère  Corniche: L'Orgueil
exemple d’orgueil : le Roi Saül (l’orgueil suscite la violence, la violence punit l’orgueil)
2ème  Corniche : L'Envie

3ème  corniche : La Colère
les colériques marchent dans une « épaisse fumée » : aveuglement + asphyxie. La fumée exprime la relation terre/ciel. La conscience envahie par la colère s’obscurcit.
4ème  corniche : L' « Accidia »
« torpeur » - attitude définie par St Thomas d’Aquin - à combattre par la sollicitude - l’ardeur dans l’écoute et don, l’engagement total de l’être
5ème  corniche : L'Avarice et La Prodigalité

6ème corniche : La Gourmandise

7ème  corniche : La Luxure


Le Purgatoire est le royaume des forces de la Rédemption, incarnées par la Vierge Marie et le cortège des Vertus. La première force de rédemption est l’Amour. La numérologie sacrée gouverne tous les choix métaphoriques du poète pour établir des correspondances symboliques entre péchés, châtiments et béatitudes.

L’ « œuvre  au rouge » ne sera achevée qu’au paradis céleste, dont l’accès se trouve après le paradis terrestre. A cette étape, Virgile termine sa mission et Béatrice prend le relais pour insuffler l’inspiration divine (la raison humaine ne suffit plus).

Une Belle Dame (son nom sera connu plus tard : Mathelda) initie Dante aux conditions de séjour au Paradis terrestre de l’humanité innocente avant le péché originel. Béatrice fait son apparition sur un char traîné par des griffons (traduisant la double nature ciel/terre). Confession de Dante qui se purifie dans les eaux du fleuve Léthé (son infidélité symbolise l’écart de l’âme par rapport aux conditions de son salut). Les trois Vertus théologales obtiennent le pardon de Béatrice pour le poète.

Epilogue : Béatrice insiste sur la mission de Dante. Il doit répéter ce qu’il a vu aux hommes lorsqu’il sera retourné sur terre. Un des buts de la Divine Comédie est le salut du monde dévoyé. Après avoir annoncé la prophétie de l’apparition prochaine d’un libérateur mystérieux, le 515 (en italien cinq cents et dix et cinq), elle explique au poète la signification de l’arbre de la connaissance. Il représente «au sens moral, la justice de Dieu» à laquelle Adam a désobéi. Dante et Béatrice remontent le Léthé (purification par l’oubli du négatif) jusqu’à sa source qui est aussi celle de l’Eunoé (purification par la mémoire du positif). L’unicité de la source est celle de l’âme purifiée prête à entrer Paradis céleste.

Le Paradis. La remontée de l’Arbre de Vie (référence implicite dans le poème) se traduit par la traversée de dix ciels (les dix sephiroths). La hiérarchie des planètes comprend neuf ciels plus l’Empyrée de la Rosa Candida.

Le paradis est composé de neuf ciels ou sphères mobiles (sept planètes : le ciel de Lune, le ciel de Mercure, le ciel de Vénus, le ciel du Soleil considéré à l'époque comme une étoile, le ciel de Mars, le ciel de Jupiter, le ciel de Saturne plus le ciel des étoiles et le ciel cristallin). Le ciel cristallin, ou premier mobile, règle par son mouvement la révolution de tous les ciels. Les moteurs ou les intelligences motrices en sont les anges.

L'Empyrée, ciel immatériel et immobile, ciel de « pure lumière », est le siège de Dieu et de sa cour, composée de deux milices célestes, les anges et les bienheureux. Dante découvre la Rose Céleste. Béatrice est remplacée par Saint Bernard, abbé fondateur de Clairvaux, qui conduira Dante jusqu'à la vision Béatifique. Saint Bernard explique à Dante la structure de la rose céleste. Adam est le père spirituel de ceux qui ont cru que le Christ viendrait et Saint Pierre est le père spirituel de ceux qui ont cru au Christ Venu. La Vierge intercède auprès de Dieu pour que Dante obtienne la béatitude suprême de la vision divine. Il ne désire plus que ce que Dieu veut.

L’étape du Paradis permet de symboliser les mystères de l’Unité, de la Trinité et de l’Incarnation. La grâce suprême plonge le poète dans la paix et la béatitude.
L’évocation dépasse la théologie chrétienne et englobe des traditions multiples dans les voies de la Connaissance, l’Amour de Dieu, la Gnose et la Foi.

3)   Le chemin initiatique correspond à un modèle précis et détaillé.
1er cycle - Enfer = 7 premiers arcanes majeurs du Tarot (étapes de progression) traitant du problème de la maîtrise de la matière par l’esprit ;
2e cycle - Purgatoire = 6 arcanes (8 à 13)[5] concernant la découverte des lois de l’harmonie du cosmos. Les trois arcanes suivants (14-15-16) correspondent au Paradis terrestre ;
3e cycle - Paradis = 6 arcanes (17 à 22) portant sur l’atteinte de l’illumination, la réalisation.

Le résultat du Grand Œuvre (Ergon), c’est la transmutation de l’adepte devenu Maître, doué de multiples pouvoirs, de sagesse - Eveillé, Illuminé, Initié - le face à face du poète et de l’immortalité. La matière est régénérée par l’esprit. L’âme universelle communique la lumière à toute la création. L’image finale est celle de la Roue du Destin (dans le Tarot, arcane de la Roue de Fortune).

Robert Bonnell insiste pour conclure sur l’actualité de l’œuvre qui présente des voies universelles et multiples et suggère un chemin initiatique à suivre vers la sagesse et l’illumination.

Catherine Merlin





[1] On nomme (...) anagogie l'interprétation figurée d'un fait ou d'un texte des saintes Écritures, le passage d'un sens naturel et littéral à un sens spirituel et mystique : par exemple, les biens temporels promis aux observateurs de la Loi sont, dans le sens anagogique, l'emblème des biens éternels réservés dans la vie future aux hommes vertueux. (Définition du TLF)
[2] Connaissance se présentant non comme un savoir acquis, mais comme une intuition salvatrice, une révélation intérieure, reposant sur le dualisme de la connaissance et de l'ignorance, du bien et du mal, de l'esprit et du corps, et se fondant sur l'idée que le monde sensible est dominé par des puissances mauvaises, hostiles au Dieu transcendant, source du monde spirituel que le gnostique cherche à connaître. (idem)
[3] Réduction à un nombre par des additions successives de chaque membre.
[4] On me pardonnera j’espère si j’avoue que je n’ai pas entendu (dans les deux sens du terme) comment…
[5] incl. l’Arcane Sans Nom (Mort) qui est celui du changement, de la  trans-substantiation, de la mort mystique (toucher l’obscurité totale pour renaître à la Lumière).